Un guide, c’est cher !
Plus de 30 euros le Lonely Planet Japon ! Même si d’autres collections sont moins chères, cela illustre bien que le prix des guides ne cesse d’augmenter. Et si vous traversez des grands pays touristiques, vous aurez mal au porte-monnaie. Les éditeurs n’ont rien trouvé de mieux que de vous faire acheter plusieurs guides au lieu d’un. Ainsi le Routard vends un guide Allemagne…sans Berlin ! Pour avoir les infos sur la capitale allemande, il faut acheter le guide spécial Berlin. Par ici la monnaie !
Je vous conseille de faire un tour du côté des sources d’informations gratuites qui se multiplient à la vitesse grand V sur internet. Exemples : Tripadvisor, Wikitravel et ainsi de suite.

Un guide, c’est lourd !
Pour avoir baroudé avec un Routard Irlande ou un Central Europe de LP, je peux vous affirmer que les guides ça prend de la place et que ça pèse. Si vous voyagez à la roots avec un sac à dos, pourquoi ne pas vous contenter d’une carte ? Ou récupérer une brochure auprès des offices de tourisme des endroits que vous visitez et de vous en débarrasser une fois que vous allez ailleurs. Il existe aussi des solutions pour télécharger des infos sur son iPod (exemple : Cityzeum).

Un guide, c’est périmé !
Quand vous achetez un livre, il s’est déjà passé du temps depuis sa publication. Au moment de la publication, il s’est passé du temps depuis la rédaction. Et la rédaction fait suite aux voyages des auteurs sur place. Qui devraient avoir lieu tous les ans mais en fait tous les guides ne sont pas mis à jour entièrement chaque année. Certains subissent de grosses mises à jour tous les deux-trois ans, d’autres mettent à jour une partie du guide une année, une autre l’année suivante.

Un guide, c’est un obstacle à la découverte !
Demander son chemin à quelqu’un, interroger un chauffeur de taxi sur les restaurants sympas, c’est déjà découvrir le pays. C’est communiquer avec ses habitants. Avec un guide, vous pouvez décider, avant même d’être arrivé quelque part, où dormir, où manger et quels endroits vous allez visiter. Vous gagnerez du temps mais vous perdrez en spontanéité et en flexibilité. Vous aurez tendance à être un touriste plutôt qu’un voyageur.

Un guide, c’est pour rester entre touristes !
Il n’y a rien de pire que d’arriver dans un restaurant ou une pension présentés comme “typique avec une forte clientèle locale” et de se retrouver entouré de compatriotes qui ont tous lu la même description dans le même guide. Par la force des choses, tous les lieux qu’on retrouve dans les principaux guides sont touristiques plus qu’authentiques.

Crédit photo : Flickr John R Kerr